Ancrée dans le dessin, cette série d’œuvres abstraites explore la solidité, la texture et la forme, réalisée avec une palette limitée qui permet concentration et direction. Placées dans le contexte d’instabilités sociales et politiques, et en prenant cela comme point de départ, les peintures représentent des formes qui paraissent d’emblée assez solides — certaines sont même des murs de peinture noire — mais qui, à y regarder de plus près, laissent percevoir leur fragilité et un effondrement imminent.
Les tableaux sont physiques, tant par la technique que par la présence, mais cherchent avant tout à communiquer sur un plan émotionnel. Composées en grande partie de façon intuitive, ces images transmettent des composantes fondamentales de vitalité, d’élan et de sentiment, les éléments qui incarnent le fait d’être vivant.
Hallr dérive du vieux norrois hallr, qui signifie «roche».